
C’est le genre de zig qui fréquente les instituts de beauté et de culture physique, surveille les calories, sait parler aux femmes, ce qui est bien, et aussi aux hommes, ce qui est mieux. Il a un sourire d’homme d’affaires pressé qui, en te recevant, s’excuse déjà de devoir te congédier bientôt.
* * *Homme d’une soixantaine d’années, baraqué façon lutteur. Il a mis un falzar sans passer les bretelles qui lui battent les meules et il a bourré le pan de sa chemise de nuit dans le futal, ce qui lui constitue un énorme bourrelet autour du baquet.
* * *L’épicemarde est une ravissante brune de soixante-douze ans, entièrement recrépie à la chaux vive.
* * *C’était un homme d’une quarantaine d’années, très germanique, avec des manières d’homme du monde et une élégance un peu triste parce que légèrement surannée.
* * *Le type est grand, d’une maigreur qui filerait des complexes à un cintre à habits, et sa tronche évoque le pithécanthrope de Java. Quand il marche, on dirait un cheval à roulettes qui se baladerait sur un sol jonché de feuilles mortes.
* * *C’est une dame de cinquante et mèche, empâtée par l’âge, avec une chevelure extra-platinée, vêtue de rouge ardent. Quand elle cause, ça fait comme lorsque tu pètes dans ta baignoire ; ça lui part des tréfonds et ça remonte en grappes.
* * *Il est jeune, mince, brun, avec une tête de belette cupide et des vêtements couleur de Français-moyen-anonyme-désireux-de-voyager-incognito.
* * *Solide gaillarde ! Bâtie comme un grenadier, presque aussi moustachue, avec l’air de ne pas tolérer qu’on se mouche dans ses rideaux.
* * *C’est un mec déplumé du croûton, mais qui a collé ses derniers crins à la Seccotine. Il a le visage allongé, le menton galochard, le nez comme une cerise, un dentier qui le gêne aux épaules, de grandes oreilles, l’œil défraîchi et une cicatrice au front qui représente un coucher de soleil sur la mer Rouge.
