
Type asiate, bouche happeuse, regard rieur, elle porte un boléro couleur Ravel et une jupette ras-de-moule également rouge.
* * *Il s’agissait d’une ravissante fille à qui il ne manquait qu’un brin de toilette pour paraître vraiment sensas. Malgré sa blouse bleue, son absence de fards et l’ignorance qu’elle avait des salons de coiffure, elle réussissait à être jolie.
* * *Il s’agit d’une gamine dont la maman n’a pas lésiné sur les voies respiratoires, croyez-moi ; non plus que sur son appareil à écraser les coussins.
* * *C’est un grand type avec un nez à deux places, une bouille revue et corrigée à Hiroshima, et un regard fait avec deux coquilles de noix évidées. Pour pouvoir le mater dans les yeux, faut cracher dans les trous.
* * *Chez elle, le bleu domine. Elle en a tout autour des vasistas, sur les tempes et sur les ailes du pif. Son rouge à joues est orange, son rouge à lèvres violet, et ses sourcils marron décrivent un demi-cercle parfait malgré les rides. C’est plus une mémé, c’est l’enseigne d’un marchand de couleurs.
* * *Sa bouche ressemble à un sexe féminin placé de travers, son nez à un escargot de l’espèce « petit gris ». Il a la boule à zéro, mais s’en console en portant une casquette de marinier.
* * *La concierge a un visage blême, posé derrière la vitre, comme un P. V. sur le pare-brise d’un automobiliste en défaut.
* * *Elle n’a pas vingt ans, un sourire que Gibbs paierait une fortune et un de ces airs fripons qui vont droit au cœur de l’homme avant de se répartir dans des régions plus secrètes.
* * *Il porte un costard de flanelle blanche, et un immense chapeau style cow-boy. Il a des favoris qui frisent, un gros nez plein de poils et il fume un cigare à peine plus petit que la colonne Vendôme.
