
Les personnes qui étaient assises dans la salle sphérique savaient que la zone de météorites n’était rien en comparaison de ce qui l’attendait. Tobor, lui, ignorait ce qu’il aurait à affronter à chaque étape… En s’engageant, sans préparation aucune, dans la zone de bombardement de météorites, il ne savait qu’une chose : il fallait la franchir sans dommage pour son existence, et ce le plus rapidement possible étant donné que chaque seconde dépassant le temps imparti équivalait à un point de pénalité.
La formule de l’examen était on ne peut plus simple : l’action était sensée se dérouler sur une planète inconnue ; supposons qu’une équipe de cosmonautes prospecteurs, accompagnée de l’auxiliaire protéique Tobor, se soit éloignée du vaisseau-mère et, placée dans une situation périlleuse, qu’elle ait été coupée du monde extérieur. Tous les moyens de communication avaient été mis hors d’usage (comme le montrait la longue histoire de l’exploration des planètes lointaines, cette chose, hélas, se produisait parfois, malgré le degré de perfectionnement des matériels : la nature a une imagination inexhaustible et chaque planète a ses côtés rébarbatifs). Et voilà, pendant que les explorateurs étaient à l’abri dans une caverne ou un quelconque autre refuge, Tobor devait le plus rapidement possible regagner lé vaisseau afin de donner l’alerte et de revenir avec des secours. Tout retard entraînerait la perte du groupe. Sur le chemin conduisant à l’intersteljet Tobor devait donc franchir toutes sortes d’obstacles, fruit de la fantaisie subtile des ingénieurs et des techniciens du polygone, multipliés par les pages correspondantes des rapports documentaires d’expéditions spatiales…
