Que la France n’est pas représentée par les collaborateursqui acceptent que les Allemands raflent dans la zone occupée des jeunes hommes,pour compléter les convois d’« ouvriers volontaires » au travail enAllemagne.

Que la France n’est pas représentée par les ministres deVichy qui livrent aux Allemands des antinazis qui ont fui le régime de Hitleret ont cru trouver le salut en France.

Ce sont ces refus que manifestait le plébiscite du silence.

Le 1er janvier 1941 est bien l’« heured’espérance ».

PREMIÈRE PARTIE

Janvier

__

22 juin 1941

« Je suissûr que nous allons gagner la guerre, même si je ne vois pas encore très biencomment. »

Winston CHURCHILL

aux maréchaux de l’airPortal et Dowding

fin décembre 1940

« Il fautrésoudre tous les problèmes de l’Europe continentale en 1941 parce qu’à partirde 1942 les États-Unis seront prêts à faire la guerre. »

Adolf HITLER

au général Jodl

17 décembre 1940

« Nousdevons être le grand arsenal de la démocratie… »

Franklin D. ROOSEVELT

28 décembre 1940

1.

En ce début du mois de janvier 1941, Winston Churchill, têtenue, dents serrées sur son cigare, marche lentement parmi les ruines.

De la cathédrale de Coventry ne se dressent plus que quelquespans de mur, vestiges d’un autre temps.

Winston Churchill s’attarde, dit aux maréchaux de l’airPortal et Dowding :

« Je suis sûr que nous allons gagner la guerre, même sije ne vois pas encore très bien comment. »

Dans les rues de Londres dont il ne reste dans certainsquartiers populaires que des amoncellements de pierres, que fouillent leshabitants à la recherche des souvenirs de leur vie détruite, Churchill répètece qu’il martèle dans chacun de ses discours :



11 из 232