En ce mois de janvier 1942, on l’espère.

De Gaulle salue à la radio de Londres la victoire de lacontre-offensive russe du mois de décembre 1941.

« L’armée allemande lancée presque entière à l’attaquedepuis juin dernier, d’un bout à l’autre de ce front gigantesque, pourvue d’unmatériel énorme, rompue au combat et au succès, renforcée d’auxiliairesenchaînés au destin du Reich par l’ambition ou la terreur, recule maintenantdécimée par les armes russes, rongée par le froid, la faim, la maladie.

« Pour l’Allemagne, la guerre à l’Est ce n’est plusaujourd’hui que cimetières sous la neige, lamentables trains de blessés, mortsubite de généraux. Certes on ne saurait penser que c’en soit fini de lapuissance militaire de l’ennemi. Mais celui-ci vient, sans aucun doute possible,d’essuyer l’un des plus grands échecs que l’Histoire ait enregistrés. »

Déjà l’on se prépare à organiser la « victoire ».

Ce jeudi 1er janvier 1942, le présidentRoosevelt reçoit solennellement à la Maison Blanche les représentants devingt-cinq « Nations unies » qui adhèrent aux principes et objectifsde la Charte de l’Atlantique.

Roosevelt rappelle que cette Charte, élaborée par lesÉtats-Unis et la Grande-Bretagne, a été signée par le président des États-Uniset Winston Churchill, le 14 août 1941. Les deux hommes se sont rencontrésau large de Terre-Neuve sur le cuirassé anglais Prince of Wales et lenavire américain Augusta.

Ils y ont affirmé le principe de respect des peuples, d’égalitéentre eux. Ils évoquent, après la « destruction totale de la tyrannienazie », la paix qui « apportera aux habitants de tous les pays l’assurancede pouvoir vivre à l’abri de la crainte et du besoin ».

Le 1er janvier 1942, les vingt-cinq Nationsunies – la France Libre les rejoindra le 2 janvier – font leserment d’employer toutes leurs ressources militaires ou économiques contre lespuissances de l’Axe.



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