
« Vous interdis capituler. La VIe arméetiendra ses positions jusqu’à son dernier homme et sa dernière cartouche. Sonhéroïque endurance apportera une inoubliable contribution à l’établissement d’unfront défensif et au salut du monde occidental. »
Le vendredi 22 janvier, les Russes lancent l’assautfinal. Ils coupent en deux la « poche » allemande.
Le vendredi 29 janvier, Paulus adresse un télégramme auFührer, la veille du dixième anniversaire de la nomination de Hitler à lachancellerie du Reich.
« En ce jour anniversaire de votre prise de pouvoir, laVIe armée salue son Führer. Le drapeau à croix gammée flottetoujours sur Stalingrad. Puisse notre lutte servir d’exemple à la générationprésente et aux générations futures et leur apprendre que nous ne devons jamaiscapituler, même quand nous n’avons plus d’espoir. Alors l’Allemagne vaincra. Heilmon Führer ! Paulus, colonel général. »
Entre la demande d’autorisation de capituler et cettesoumission à Hitler, il y a la personnalité ambiguë du général Paulus, sonincapacité à trancher et peut-être ses calculs : ménager l’avenir, obtenirdu Führer le grade de Feldmarschall.
Et avec son message d’anniversaire, il en a déjà payé leprix. La propagande de Goebbels célèbre l’héroïsme de la VIe armée.
Goering s’écrie :
« Le combat de la VIe armée appartientdésormais à l’Histoire. À côté des noms de Langemark, d’Alcazar, de Narvik, symbolesde folle audace, de ténacité, de bravoure, Stalingrad demeurera à jamais pourles générations futures celui du sacrifice de soi… Dans mille ans d’ici, le
