peuple germanique parlera de la bataille de Stalingrad avec un respect mêlé d’effroi…Au long des années à venir, évoquant l’héroïque campagne de la Volga, on pourras’écrier : “Passant ! Va dire à l’Allemagne que tu nous as vus gisantà Stalingrad pour obéir à l’honneur, aux ordres de nos chefs et pour la plusgrande gloire du Reich.” »

Le samedi 30 janvier, Paulus envoie au Führer lemessage suivant :

« Effondrement final ne peut être retardé que devingt-quatre heures. »

Hitler cherche à pousser au sacrifice – au suicide ! –les officiers et Paulus en multipliant les promotions ce 30 janvier 1943.

Cent dix-sept officiers montent en grade et Paulus est promuFeldmarschall !

Le dimanche 31 janvier, Paulus adresse un derniermessage à Hitler :

« Fidèle à son serment et pleinement consciente de lagrandeur de sa mission, la VIe armée a tenu ses positions jusqu’audernier homme et jusqu’à la dernière cartouche. Pour le Führer et pour lapatrie… jusqu’au bout. »

Quelques minutes plus tard, à 7 h 46 du soir, l’opérateurradio ajoute :

« Les Russes sont à la porte de notre abri. Nousdétruisons les appareils. » Il ajoute « CL » qui signifie dansle code international : la station n’émettra plus.

Un jeune lieutenant russe, Fidor Mikhailovtch Yelchenko, entreavec quelques hommes dans le sous-sol de l’Univermag et recueille la redditionde Paulus et de tous les Allemands – généraux, officiers, soldats – quis’entassent dans l’abri.

C’est le général Schmidt, chef d’état-major de la VIe armée,qui a parlementé avec Yelchenko.

Paulus, les yeux vides, est assis sur son lit de camp.

« N’avez-vous rien à ajouter, monsieur le maréchal ? »demande Schmidt.

Paulus ne répond pas.

On le conduira avec quelques officiers au siège de l’état-majorde Rokossovski.

Mais à l’extrémité nord de Stalingrad, des Allemandscontinueront à combattre. Ils reçoivent le lundi 1er février unmessage du Führer :



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