
L’un de ses proches confie :
« La souveraineté française est encore sauvegardée. PierreLaval était parti à ce rendez-vous avec le Führer, investi par le Maréchal despleins pouvoirs ; il revient de son voyage avec les pleinesresponsabilités. »
Et Laval ajoute :
« C’est un nouveau départ. On avait donné à la Francesa chance, on lui en donne une nouvelle… »
Qui peut le croire ?
Il faudrait imaginer que l’Allemagne peut encore gagner laguerre. Et il suffit de ce nom, Stalingrad, pour que le doute détruise lesillusions auxquelles s’accrochent les collaborateurs les plus compromis.
Mais l’atmosphère a changé à Vichy.
On ne voit plus le maréchal Pétain – et Pierre Laval –se promener sans escorte dans les rues.
Les intrigants, les ambitieux, les admirateurs du Maréchalont déserté Vichy qui n’est plus la capitale d’un État qui conserve une part desa souveraineté puisque la France est occupée depuis le débarquement américainau Maroc et en Algérie.
Les Allemands sont les maîtres de tout le territoirenational et le « gouvernement français » – Pétain, chef de l’État,et Laval, chef du gouvernement – ne dispose plus que de quelquesapparences de pouvoir.
Des « gardes mobiles » et la garde du Maréchal, soitquelques centaines d’hommes, assurent la protection de Laval et de Pétain.
L’hôtel du Parc est gardé comme une forteresse. Une porteblindée a été installée dans l’escalier qui permet de passer de l’étage Laval àl’étage Pétain.
Laval, qui passe ses nuits dans sa propriété de Châteldon, rejoint
