
Heureusement, les départements du sud de la France sontoccupés depuis le 11 novembre 1942 par les troupes italiennes qui s’opposentà ces rafles, à ces déportations.
« Cela, remarquent les Italiens, a été fait non sansrencontrer toutefois une certaine résistance dictée encore une fois chez lesFrançais par le désir de voir se confirmer leur souveraineté. »
Pierre Laval et René Bousquet, le secrétaire général de lapolice française, sont en effet soucieux de la « souveraineté française »,quitte à obéir aux nazis – comme lors de la grande rafle du Vélodrome d’Hiverle 16 juillet 1942 !
Paradoxe, aveuglément, on devient l’exécutant des ordresnazis afin d’affirmer qu’on est « souverain » !
Quand, le 3 janvier 1943, un attentat a lieu contre une« maison close » du quartier du Vieux-Port à Marseille fréquentée parles soldats de la Wehrmacht, le problème de l’attitude des autorités françaisesse pose aussitôt.
L’attentat a provoqué la mort de plusieurs « clients »des prostituées, autant d’Allemands que de Français. Mais Hitler, au vu durapport qui lui est transmis, est emporté par la colère. Il convoque Himmler :
« La ville de Marseille est un repaire de bandits, dit-il.Cela a existé de tout temps ; mais aujourd’hui, c’est l’Allemagne qui ensupporte les conséquences. »
Il serre les poings, les brandit.
« Il n’y a qu’une mesure à prendre. D’après lesrenseignements qui me sont donnés, tous les bandits sont concentrés dans lequartier du Vieux-Port. Il y a dans ce quartier des souterrains ; il y ades moyens d’action exceptionnels. On me signale qu’un grand nombre de
