Grâce à ces qualités, « l’armée a pu faire face – selonRommel – à toutes les difficultés, malgré le haut commandementgermano-italien qui, confortablement installé en Europe, ne trouva jamais riende mieux, comme remède à nos misères, que des ordres de résistance jusqu’aubout ».

Que s’est-il passé d’autre à Stalingrad ?

7.

Où est ce renard de Rommel ?

De Gaulle, dans son bureau de Carlton Gardens, le siège dela France Combattante à Londres, a fait déployer une carte de la Tunisie.

Il pointe du doigt le défilé de Faïd, au nord de Gabès.

Là, le 2 décembre 1942, un bataillon du 7e régimentde tirailleurs algériens, appuyé par des parachutistes américains, a bousculéla Ve armée allemande, première victoire de l’armée d’Afriquedepuis son entrée dans la guerre.

Les tirailleurs avaient fait 120 prisonniers.

De Gaulle reste un long moment penché sur la carte, puis d’unmouvement brusque il se redresse.

Il murmure : « Que de temps perdu ! »

Le général Giraud et l’amiral Darlan – ce dernier « exécuté »le 24 décembre 1942 par le jeune patriote Bonnier de La Chapelle qu’on afait fusiller dans la nuit – ont commencé par résister au débarquement destroupes américaines.

Quel gâchis, que de souffrances vaines : 3 000 Françaistués ou blessés, des pertes identiques du côté des Américains.

Et la Tunisie oubliée dans les plans américains ! LesAllemands et les Italiens ont occupé le pays et il faut maintenant les chasser.

Où est ce renard de Rommel ?

Il devra faire face aux troupes américaines venues d’Algérie,appuyées par les « giraudistes », et aux Anglais de Montgomeryprogressant du sud vers le nord, de la Tripolitaine à la Tunisie.



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