Laval analyse le conflit comme une véritable « guerrede religion entre la civilisation européenne et le communisme ».

En fait – et même si Churchill et à un moindre degréRoosevelt ne se font aucune illusion sur le caractère du régime soviétique –à la fin de l’année 1942, les dirigeants alliés savent que Hitler applique « lasolution finale au problème juif » : c’est-à-dire l’extermination demillions de personnes – des nouveau-nés aux vieillards. Qui pourrait dansces conditions s’engager dans des négociations avec l’Allemagne nazie, même sil’on connaît la violence souvent comparable du régime stalinien ?

On veut la destruction de l’Allemagne nazie.

On voit s’organiser partout en Europe des réseaux derésistance nourris par la fuite devant les rafles destinées à fournir de lamain-d’œuvre aux usines allemandes (Service du Travail Obligatoire) ou, pireencore, celles qui visent à déporter les Juifs vers des camps d’extermination. Ainsi,la rafle du Vélodrome d’Hiver, à Paris, le 16 juillet 1942, voulue par lesAllemands, organisée et réalisée par la police française.

Au vrai, l’évolution de la situation militaire allemande en1942, le patriotisme des nations, le refus de partir travailler en Allemagne, lerejet de la persécution antisémite, et même les défaites « lointaines »des Japonais devant les Américains (Midway, Guadalcanal) font donc que l’année1942 est celle où enfin le jour se lève, pour les adversaires de l’Allemagnede Hitler.

Ce vendredi 1er janvier 1943, cela estacquis.

Mais pour autant l’année qui commence sera-t-elle portée parle souffle de la victoire ?

Rien n’est encore gagné en ce mois de janvier 1943.

On connaît la détermination fanatique de Hitler et de sonentourage. Goebbels exalte la Totalkrieg et on l’acclame.



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