— Qui vous envoie ? Parlez. Vite, vous allez mourir.

Mais cette fois, elle n’ouvrit même pas les yeux. Elle eut encore quelques frémissements et sa tête, soutenue par le bras de Malko, tomba en arrière.

— C’est fini, dit le médecin. Elle est morte.

Malko posa la tête avec précaution sur le sol, et se releva. Un des hommes du F.B.I. retira son imperméable blanc et en couvrit le corps. Chris tendit à Malko un passeport trouvé dans le sac. Il était établi au nom de la Princesse Nouch Riahi, Iranienne, née en 1929 à Tabriz, Iran, et demeurant 32 Adolfstrasse à Zurich. Rien d’autre d’intéressant dans le sac. Sauf la clef d’une chambre au Waldorf-Astoria, G5.

— Quel gâchis, murmura Malko. D’ici quelques heures ceux qui avaient envoyé l’inconnue allaient connaître son sort. Déjà, des grappes de reporters du New York Times, dont le building se trouvait à la 43e Rue, se pressaient dans les escaliers du métro.

Malko entraîna Chris vers la sortie. Cinq voitures de police étaient arrêtées le long du trottoir, avec un car de reportage de la N.B.C. et une ambulance où on chargeait un corps recouvert d’une couverture.

— Le policier ? demanda Malko.

— Oui, Monsieur, répliqua un des hommes du F.B.I. Il vient de mourir.

Dans un sens, c’était ce qui pouvait lui arriver de mieux. Vivant, il risquait d’être rétrogradé.

Chris et Malko s’éloignèrent rapidement, traversant Times Square. Direction le Waldorf-Astoria. Qu’allaient-ils déclencher, en jouant aux apprentis sorciers ? Pour l’instant, Malko maudissait le général Radford et ses idées de génie. Ceux qui étaient assez forts pour faire chanter le Patron de la C.I.A. devaient avoir prévu une interception possible.



39 из 192