Seul Radford continuait à le défendre à fond. Pour lui Foster Hillman était incapable de trahir. Il grogna sous le regard froid et inquisiteur de Donovan et demanda à Malko :

— Qu’est-ce que vous en pensez ?

— Cela semble clair, dit Malko. On a fait chanter Foster Hillman. À l’aide d’une femme à qui il tient. La propriétaire de ce doigt. Et en ce moment, on cherche à l’intimider… D’une façon assez horrible.

— Vous voulez dire, dit Radford à voix basse, qu’à cause de notre bluff, on est en train de torturer une femme, de cette façon atroce ?

— Vous voyez une autre explication ? Radford jouait avec son cigare éteint.

— Bon sang de bon sang ! jura-t-il. Il faut trouver. Nous n’avons pas le droit de laisser faire cela.

— Annoncer à la presse que Foster Hillman est mort, proposa Malko.

— Alors, nous ne saurons jamais, ou alors trop tard, ce qui est arrivé, objecta Donovan.

— Si nous ne trouvons rien, vous condamnez cette inconnue à mort, fit Malko.

Donovan eut un geste ayant l’air de dire que la vie d’une femme ne pesait pas beaucoup dans la balance quand il s’agissait de la sécurité du pays.

— Nous avons promis au Président de tirer au clair le suicide de Foster Hillman, dit-il sèchement, nous devons tenir notre promesse. Silence de mort. Le général Radford baissa la tête sous le regard plein de reproche de Donovan. Il mâchonna son cigare et dit à voix basse :

— Je ne veux pas attendre qu’on m’envoie un second doigt, ou qu’on me demande quelque chose d’impossible. N’oubliez pas que nous sommes Foster Hillman. Soyons à la hauteur. Puisque nous avons pris la responsabilité écrasante de mettre en danger quelqu’un pour qui il a donné sa vie.

Donovan l’interrompit :

— Que voulez-vous faire ?

— Quel était le meilleur ami de Foster Hillman ? Donovan répondit immédiatement :



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