La Convention s’indigne de la rébellion de l’Ouest, de latrahison de Dumouriez :

« La contre-révolution marche, s’écrie Barère, et nousne marchons qu’après elle ; nous ne délibérons qu’après les événements. Ilnous appartient de les prévoir, et de les prévenir. Vous ne devez plus discuter,vous devez agir… Laissez de côté les demi-mesures, déclarez-vous corps révolutionnaire. »

Les députés l’écoutent, réagissent en prenant l’offensive.

En quelques jours, à la fin mars, la Convention vote unesérie de décrets de mort pour ceux qui proposeraient la « loi agraire »– le partage des biens. Car il s’agit de rassurer les propriétaires menacés parles Enragés.

Mais morcellement et vente des biens d’émigrés.

Mais mise hors la loi et peine de mort contre tous ceux quiparticiperaient aux révoltes ou émeutes contre-révolutionnaires. Et création d’unComité de salut public, surveillant les ministres, organe composé deneuf membres siégeant pour un mois puis renouvelés.

C’est le Comité de salut public qui dirigera en fait laRépublique.

Et décision est même prise de lever l’immunité quiprotégeait les députés. Ils pourront donc désormais être poursuivis.

Comité de salut public, Tribunal révolutionnaire, Comitérévolutionnaire de surveillance dans les sections et les départements, envoi de« représentants en mission » : la République serre les poings.

Son arme est la surveillance des citoyens, et sa force laterreur.

Mais sa faiblesse, ce sont les divisions qui déchirent les « patriotes » :la haine est encore plus vive entre Montagnards et Girondins, ces derniersaccusés d’avoir eu partie liée avec le général Dumouriez, le traître.

Et donc ils sont complices. Et Marat propose de nouveau qu’ilssoient mis en accusation.



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